Sanctuaire de Sainte-Anne d'Auray

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Actualités

NON célébration des messes en présence des fidèles dans la basilique

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Seuls les établissements de catégorie V peuvent reprendre les messes publiques. Or, la basilique est un établissement de catégorie IV.

Du samedi 23 mai au mardi 2 juin 2020

Pour l'instant, la basilique reste ouverte de 15h à 18h chaque jour. Un prêtre est présent pour les confessions. Le Saint Sacrement est exposé dans la basilique.

Chers pèlerins, chers paroissiens,
 
Suite à l'annonce par décret gouvernemental de la reprise des célébrations publiques, nous vous informons que les messes ne pourront pas être assurées avec la présence des fidèles ce dimanche à la basilique.
 
En effet, seuls les établissements de catégorie V peuvent reprendre les messes publiques. Or, la basilique est un établissement de catégorie IV.
 
Nous devons donc attendre encore un peu pour nous retrouver.
 
Pour l'instant, la basilique reste ouverte de 15h à 18h chaque jour. Un prêtre est présent pour les confessions. Le Saint Sacrement est exposé dans la basilique.
 
Fraternellement.
 
Père Gwenaël Maurey
Recteur du sanctuaire

Lieu : Sainte Anne d'Auray
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11ème lettre du recteur

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A tous les paroissiens de Brec’h, Mériadec, Plumergat et Ste Anne. Aux membres de l’Académie et à tous les fidèles attachés au sanctuaire de Ste Anne.

Du vendredi 22 mai au mardi 2 juin 2020

« Saint Patern »

Bonjour à tous,

Certes nous sommes entrés dans la période de déconfinement, mais cela ne signifie pas pour autant que nous devions relâcher notre attention. Se dessine désormais la période où nous pourrons célébrer l’Eucharistie ensemble, même si de grandes restrictions nous serons imposées. Permettez que je continue de vous écrire ces « lettres du recteur » qui sont pour moi une façon de garder le contact et désormais d’entrer dans une nouvelle période. Puisque j’ai pris l’habitude de mettre ces « lettres du recteur » sous le regard bienveillant d’un témoin de la foi, cette 11ème lettre soit sous le regard du premier évêque de Vannes, le gallo-romain St Patern dont on fait mémoire dans la liturgie ce 21 mai.

 St Patern. C’est dans le contexte d’une Armorique qui se romanise que, peu à peu, le christianisme pénètre jusqu'aux rivages les plus reculés, où, rencontrant un esprit religieux très ancien et très profond, il s'implante avec plus de force que partout ailleurs. Au fil des années, le pays échappe à la domination déclinante des Romains. C’est à cette époque qu’a lieu le martyre des frères Donatien et Rogatien, « premiers martyrs d'Armorique ». Le Martyrologe hiéronymien, compilé à Autun vers 592, annonce au 24 mai : « En Gaule, dans la cité de Nantes, Rogatien et Donatien, frères et martyrs ». A la même époque, Grégoire de Tours atteste qu'une basilique avait été élevée sur leurs tombes. Auparavant déjà la Passion des deux frères avait été écrite. Les martyrs nantais, « les seuls qui, dans toute la Gaule occidentale, puissent être rapportés avec quelque confiance aux persécutions romaines » (Mgr Duchesne), furent mis à mort entre 250 et 304. Ils ouvrent l'histoire du christianisme en Armorique. Vers 467 se tint dans l'« église de Vannes » un concile de six évêques de la province de Tours, sous la présidence du métropolite Perpetuus. L'occasion en était l'ordination épiscopale de Patern (« Puisque nous nous sommes rassemblés dans l’église des Vénètes pour en ordonner l’évêque ») : première mention du christianisme dans la cité des Vénètes. Les canons de ce concile ont été conservés dans une lettre des évêques présents à deux évêques absents, où St Patern signe en second, après Perpetuus : "Paternus episcopus subscripsi". Ce gallo-romain eut à accueillir le flot grandissant de l'émigration bretonne (« bretons des Iles britanniques »), plus ou moins bien acceptée par la population autochtone « gallo-romaine ». C'étaient deux manières très différentes de vivre le christianisme qui devaient cohabiter. De cet effort témoigne peut-être une ancienne fête de St Patern le 1er novembre, qui célébrait l'unité établie avec les évêques bretons. La légende, elle, fait état de dissensions dont St Patern fut victime et le fait mourir hors de Vannes, "en pays franc". La tradition liturgique la plus ancienne rappelle au jour du 21 mai l'ordination de St Patern, la translation de ses reliques et la dédicace de sa première église à Vannes (église St Patern), qui fut pendant des siècles l'une des étapes du Tro-Breiz. En 1964, le pape Paul VI a déclaré St Patern patron du diocèse (Lettre apostolique "Armoricae regionis"). St Patern est le seul « Gallo » de nos Sept Saints Evêques fondateurs, Pères de la Bretagne. Cela montre combien son rôle fut important. Le pèlerinage du Tro Breiz fut jusqu'aux troubles de la Ligue aussi célèbre pour les Bretons que celui de St Jacques de Compostelle (qui remplaçait le pèlerinage de la trop lointaine Jérusalem). Quatre fois par an, aux quatre "temporaux", ce tour de Bretagne, le Tro Breiz, faisait accourir les foules à Dol, Saint-Malo, Tréguier, Saint-Pol de Léon, Quimper et Vannes, aux tombeaux des évêques fondateurs. Au 14e siècle, on dénombra une année le passage de 30 000 pèlerins à Saint-Patern de Vannes. "Ce voïage, écrivait dom Lobineau en 1707, estait une dévotion si en usage autrefois, qu'il y avait un chemin pavé tout au travers de la Bretagne fait exprez, que l'on appelait pour ce sujet le Chemin des Sept Saints (...) Les Sept Saints sont Samson, Malo, Brieuc, Tugdual, Paul Aurélien, Corentin et Patern". Les fondateurs des sept anciens évêchés (sans compter Nantes et Rennes) sont symboliquement les Pères de la Bretagne. Le plus célèbre d’entre eux est le gallois St Samson, disciple de saint Iltud, évêque missionnaire, puis ‘archevêque’ de Dol son monastère-évêché à la manière celtique (6e siècle). Ainsi, d’un côté, l’héritage celte des druides, de l’autre, la pénétration de la culture romaine. Lorsque des clans entiers passent la Manche pour s’installer en Armorique, ils trouvent une population celtique (en quelque sorte des cousins) partiellement romanisée (plus à l’Est qu’à l’Ouest). Quand on parle, on se comprend. Les uns et les autres, chrétiens catholiques, ont le double héritage celte et chrétien (romain). Cela explique le succès et le rôle du monachisme celte en petite Bretagne. Il y a des affinités, mais cela n’ira pas sans difficultés. St Patern reste pour autant le premier évêque de Vannes et un artisan de la communion ecclésiale. D’où la vénération de son tombeau dans le cadre du pèlerinage du Tro-Breiz. Alors, rappelons-nous que Mgr de Rosmadec au temps des apparitions de Ste Anne eut maille à partir avec le chapitre cathédrale qui voyait d’un mauvais œil le pèlerinage naissant de Ste Anne qui risquait de faire concurrence au pèlerinage sur le tombeau de St Patern et surtout au pèlerinage sur le tombeau de St Vincent à la cathédrale. De fait, ce fut le cas, et Ste Anne a éclipsé et St Patern, et St Vincent. Cela dit, désormais, Ste Anne est devenue comme une étape officielle sur le chemin du Tro Breizh.

Comme quoi !

De St Patern, il est bon de retenir deux orientations. La première est bien que  célébrer St Patern et les sept saints « Pères de la Bretagne », c’est revenir aux sources du christianisme, ici, chez nous. Si nous voulons allez de l’avant, il faut savoir d’où nous venons. C’était du reste la raison pour laquelle je vous ai présenté quelques figures de sainteté de chez nous. Elles ont forgé le christianisme dans notre région à travers les âges. La seconde orientation est celle de l’unité. Alors que le christianisme naissant était encore très fragile St Patern a eu le souci de faire l’unité entre deux christianismes différents et pourtant tous les deux se revendiquant catholiques. La façon de prier, la tenue des prêtres, la place des femmes, l’influence du monachisme celte, et même la date de Pâques (et j’en passe) tout cela était bien différent dans le christianisme celte et le christianisme gallo-romain… Pourtant avec patience et foi, St Patern a vécu son ministère épiscopal de communion. Cela n’a pas été facile puisqu’il est mort en exil. Le confinement et le déconfinement actuels ont montré parfois de façon exacerbée que nous n’avons pas la même façon d’aborder et de vivre notre foi chrétienne. Les règles sanitaires qui nous sont imposées nous questionnent, et nous obligent à changer certaines de nos habitudes. Il y aura forcément un avant et un après. Saurons-nous vivre tout cela dans le respect les uns des autres et dans la charité ? Que St Patern nous aide. C’est dans cet esprit que nous devons vivre cette période de transition et de déconfinement progressif.

Je le dis simplement, sans arrières pensées. Je crains la période qui vient. Nous avons déjà subi sur le sanctuaire des attitudes très agressives de personnes qui se refusent à respecter les gestes barrières… Nous savons bien pourtant que les sanctuaires sont des lieux fragiles où des comportements à risque peuvent impacter les plus fragiles. C’est la raison pour laquelle le sanctuaire de Lourdes a pris des mesures draconiennes. Imaginez deux secondes qu’un foyer viral se déclare à nouveau à Ste Anne… Nous avons été fermés presque trois mois. Serions-nous obligés de fermer à nouveau pour une période incertaine ? Voilà ma crainte, et c’est pourquoi il faut être respectueux des règles sanitaires demandées par les autorités civiles et religieuses.

 

Les règles sanitaires à respecter pour le sanctuaire et les quatre paroisses :

  • L’accès aux différents lieux du sanctuaire (basilique, cloître, chapelle de l’Immaculée…) est réglementé et évoluera suivant les consignes que nous donnerons les autorités compétentes. Un sens de circulation est demandé.
  • Le port du masque est obligatoire dans la basilique, le cloître, la chapelle de l’Immaculée et aussi pour l’assistance qui participera à des offices en prenant place sur les chaises qui seront placées à l’extérieur sur le parvis sonorisé. .
  • La distanciation sanitaire d’au moins un mètre est à respecter partout sur le sanctuaire.
  • L’accès du parc est libre ; cependant il faut éviter tout rassemblement de plus de dix personnes. 
  • Il ne faut pas se serrer la main ou se faire la bise.
  • Pendant les offices, il faut veiller à n’utiliser que les places autorisées.
  • Pour recevoir le sacrement de réconciliation, un endroit spécifique a été aménagé.
  • Pour les personnes qui souhaitent participer à l’adoration eucharistique (pendant les heures d’ouverture de la basilique) la chapelle Ste Elisabeth a été spécialement aménagée. Deux fauteuils sont réservés pour l’équipe des adorateurs. D’autres places marquées d’un point vert sont disponibles pour tous ceux qui le souhaitent.
  • Pour la communion, il faut veiller à ce qu’il y ait une certaine distance entre chaque fidèle dans la procession sur une seule file. Les ministres de la communion doivent utiliser du gel hydro-alcoolique juste avant de remplir leur service. La communion est donnée uniquement dans la main et le dialogue se fait en silence (Le Corps du Christ R/ Amen). Les personnes qui ne communient pas restent à leur place et une bénédiction générale leur sera donnée à la fin de la communion. 

Le respect de toutes ces consignes nous permettra de sortir au plus vite de cette période si difficile. Ce respect est un signe de charité. Nous comptons sur la vigilance de chacun.

 

Jusqu’à nouvel ordre et afin de pourvoir au nettoyage en matinée, la basilique est ouverte chaque jour de 15h00 à 18h00 seulement.

 

Des accueillants veillent à ce qu’il n’y ait pas plus d’une dizaine de personnes présentes en même temps dans la basilique. A certains moments, nous accueillons un peu de monde. Merci de bien vouloir ne pas dépasser 15 minutes de présence dans la basilique afin d’éviter une attente trop longue. Le port du masque est obligatoire. L’entrée se fait par la porte près de l’autel de Pierre de Keriolet et la sortie par le cloître. Un accueil est installé dans la basilique, et, à la sortie, vous pouvez trouver le bureau des intentions de messe. Dans un lieu aménagé en respectant les distances sanitaires un prêtre se tient à la disposition de ceux qui souhaitent vivre le sacrement de réconciliation.

 

Dès que nous le pourrons, nous rétablirons les messes dans les quatre paroisses. Nous nous efforcerons de maintenir le plus fidèlement possible les horaires connus à la basilique et dans les paroisses. Il y aura peut-être quelques adaptations à faire selon les consignes qui nous seront données (nettoyage et désinfection entre deux célébrations à la basilique ?). Les horaires d’ouverture de la basilique seront aussi élargis.

A noter que nous attendrons encore que tout cela soit bien mis en place (reprise des messes, de l’adoration sur 24h et ouverture plus longue de la basilique) avant de rétablir les laudes et les vêpres, ainsi que le chapelet. Tous les fidèles peuvent se joindre à l’adoration dans la journée à la chapelle Ste Elisabeth dans le respect des règles sanitaires. Cette période est transitoire et nous affinerons au fil du temps ces dispositions en lien avec les autorités civiles et épiscopales.

 

Le soir, je continue à allumer les veilleuses qui ont été offertes.

Voir:https://santacausa.com/collections/sainte-anne-dauray Désormais vous pourrez, bien sûr, venir les allumer directement dans les heures d’ouverture de la basilique.

 

Il est toujours possible d’offrir des fleurs pour la basilique :

le printemps éclate de partout. N’hésitez pas à nous apporter des fleurs de votre jardin ou en pots (à déposer aux portes de la sacristie). L’équipe de fleuristes bénévoles se fait un plaisir de fleurir la basilique en votre nom. Avec les veilleuses, elles accompagneront  notre prière auprès de la Vierge Marie, de Ste Anne et de Jésus lui-même.

Que St Patern, la Vierge Marie et Madame sainte Anne, notre bonne grand-mère, nous accompagnent en ces heures difficiles et nous aident à vivre au mieux ce temps de déconfinement. Restons unis les uns aux autres. Pensons en particulier à ceux qui vivent difficilement cette crise sanitaire et pensons à tous ceux qui sont à leur service. Au nom des chapelains, des sœurs et de toute l’équipe de la basilique et des paroisses, je vous dis toute notre amitié.

En marche vers la Pentecôte, gardons la joie de Pâques, en communion de prière, fraternellement,

                                                           P. Gwenaël Maurey, recteur

 


Lieu : Sainte Anne d'Auray
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10ème LETTRE DU RECTEUR

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A tous les paroissiens de Brec’h, Mériadec, Plumergat et Ste Anne. Aux membres de l’Académie et à tous les fidèles attachés au sanctuaire de Ste Anne.

Du samedi 16 au dimanche 31 mai 2020

« Saint Yves »

Bonjour à tous,

Cette période de déconfinement nous interpelle. Cette crise sanitaire nous a profondément bousculés. Il ne faudrait pas que nous tombions dans la tentation de vouloir que tout revienne ‘comme avant’. Qu’est-ce qui doit changer dans notre vie ? Qu’est-ce que l’on doit améliorer En langage de vie spirituelle pour un chrétien, cela s’appelle la conversion. Dans une tribune publiée le mardi 12 mai par « Famille chrétienne » une vingtaine de personnalités et de responsables d’associations catholiques appelle les catholiques à aller au-devant de leurs concitoyens fragilisés par la crise, tout en respectant les règles sanitaires.

avant eux, ces responsables d’associations appellent les catholiques à aller au-devant de leurs concitoyens fragilisés par la crise sanitaire. « Ne nous trompons pas de combat », écrivent-ils à propos des réclamations de certains pour pouvoir retourner au plus vite à la messe. « Si nous avons faim et soif de l’Eucharistie, ce n’est pas pour nous confiner d’une autre manière, entre nous. ». Ces responsables demandent de « sortir, portés par l’Esprit Saint, afin de trouver le Christ dans les joies, les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent », selon la formule de la Constitution « Gaudium

Comme d’autres

et Spes » du Concile Vatican II.

En lisant cet appel, j’ai pensé à ce saint prêtre de chez nous que nous allons fêter le 19 mai

et qui est le saint patron du voyant de Ste Anne Yves Nicolazic. Il nous vient du 13ème siècle, mais son message est toujours d’actualité. C’est sous le regard bienveillant de St Yves que je

voudrais nous placer cette semaine. Avec Yves de Kermartin, c’est l’

esprit de saint François

d’Assise (1182-1226) qui souffle en Bretagne. Mort en 1303, il fut, à la fin du 13ème siècle, un

exemple pour les prêtres aussi bien que pour les hommes de loi, et tous les fidèles. Son culte fut

très vite adopté par tous les évêchés bretons. Tout prédisposait Yves Hélory (17 octobre 1253 -

19 mai 1303) aux plus hautes charges d'Eglise. A 27 ans, après de sérieuses études de droit à

Orléans et Paris, il devient juge ecclésiastique à Rennes. L'évêque de Tréguier l'appelle à

remplir les mêmes fonctions dans son diocèse d'origine. Ordonné prêtre, il est recteur de

Trédrez, puis de Louannec. Tout en demeurant juge, il se fait autant qu'il peut l'avocat des plus

démunis. Il échange son bel habit d'official pour la bure grossière, le capuchon et les sandales

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des cisterciens , signe d'une transformation intérieure profonde. A la fin de sa vie, il se retire

dans son manoir de Kermartin qu'il transforme en gîte d'accueil pour mendiants et nécessiteux, les servant lui-même à table. C'est là qu'il meurt sur la paille, pauvre parmi les pauvres, le 19 mai 1303. Le transfert de son corps à la cathédrale de Tréguier fut un triomphe : la voix populaire l'avait déjà canonisé (la canonisation officielle aura lieu en 1347). Depuis lors, patron des hommes de loi, il a été déclaré patron de la Bretagne en 1924. C’est vraiment une belle

on voit bien dans ces influences des franciscains et des cisterciens l’importance des ordres mendiants et monastiques à cette époque en Bretagne et dans toute l’Europe.

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figure de sainteté qui nous est donnée, et la Bretagne peut être fière que l’un de ses fils soit ainsi reconnu. Réjouissons-nous que, à l’instar de la St Patrick pour l’Irlande, ce soit la St Yves qui est devenue la fête de la Bretagne. Il n’est pas innocent de se mettre sous le regard d’un tel homme ayant le souci des plus petits et des plus pauvres.

« Tournons-nous résolument vers les affamés, les assoiffés, les malades, les personnes âgées », écrivent encore les responsables dont je parle plus haut en citant le chapitre 25 de l’Évangile : « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait» (Mt 25,40). Et ils rappellent que « seule une Église servante et pauvre pourra échapper aux tentations mortifères du repli sur soi ». Sortir et consoler les familles abîméesCette tribune conjugue au futur une série d’actions introduites par « Nous sortirons ». « Pour porter la compassion du Christ à ceux qui ont perdu un être cher, à ceux qui ont pleuré seul et que personne n’aura pris dans les bras pour atténuer leur douleur. Pour visiter toutes ces personnes éprouvées par l’expérience de la solitude au cours de ces longues semaines. » Les catholiques signataires s’engagent encore à « consoler ces familles abîmées par ce confinement dans des logements exigus et insalubres, et pour prendre soin des enfants victimes de l’exaspération de leurs parents ». Et à « soutenir ces femmes qui auront subi la

brutalité de leur conjoint sans pouvoir y échapper, et accompagner ces hommes qui se seront réfugiés dans l’alcool, la drogue ou la pornographie ». Ils s’engagent également à « aider celles et ceux qui subiront le chômage et la pauvreté en raison de la crise économique, et à soutenir les entrepreneurs qui seront contraints à la faillite dans des secteurs d’activité sinistrés». Enfin, ils n’hésitent pas à vouloir «proposer de nouveaux modes de vie prophétiques et construire avec tous les hommes de bonne volonté la civilisation de l’amour ». Après le pape François, là on croit entendre St Jean Paul II. Ils veulent témoigner de leur « refus d’une société où seule la consommation est la règle », et veulent encourager « toutes les initiatives cherchant à bâtir une société du bien commun qui réconcilie l’esprit d’entreprendre et l’inclusion des plus fragiles, une société qui prend soin de la Terre et des hommes pour une écologie de l’espérance » (Cf. Laudato si). Leur appel se termine comme un cantique : « Nous sortirons pour trouver le Christ sur nos chemins d’humanité, une présence qui nous redonne un cœur brûlant. N’ayons pas peur !». C’est bien un des appels que fait St Yves dans notre Bretagne au 13ème siècle ; c’est bien l’appel du pape François aujourd’hui ; à chacun d’y répondre là où il est avec les moyens qui sont les siens.

Cet appel il est aussi collectif. Nous avons conscience que cette crise sanitaire majeure provoquera une crise économique grave pour nos entreprises, pour tous les travailleurs et précisément les travailleurs précaires... Pensons au monde de la santé déjà fragilisé, au tourisme, à la culture, au commerce, au monde rural... Et cette liste n’est pas exhaustive. Comment saurons-nous y répondre, chacun, à notre petite échelle ? Le sanctuaire lui-même et nos quatre paroisses doivent s’interroger sur la façon dont nous serons acteurs de cette « société qui prend soin de la Terre et des hommes pour une écologie de l’espérance ». Comment sommes-nous présents auprès des plus petits et des plus pauvres, comment savons-nous les accueillir et les accompagner ? Et je suis presque gêné de rajouter que nos paroisses et le

sanctuaire sont aussi lourdement impactés par cette crise. A titre indicatif (mais nous ne jouons pas dans la même cour) le sanctuaire de Lourdes qui avait retrouvé un équilibre financier sera très déficitaire cette année...

Et voici donc les dispositions que nous avons mises en place :

La basilique est ouverte tous les jours de 15h00 à 18h00. Des accueillants veillent à ce qu’il n’y ait pas plus d’une dizaine de personnes présentes en même temps dans la basilique. L’entrée se fait par la porte près de l’autel d’Yvon Nicolazic et la sortie par le cloitre. Un

accueil est installé dans la basilique. A la sortie vous pouvez déposer des intentions de messe auprès de la personne qui s’y trouve.

Dans un lieu aménagé en respectant les distances sanitaires un prêtre se tient à la disposition de ceux qui souhaitent vivre le sacrement de réconciliation.

L’adoration eucharistique se fait de 15h à 18h dans la basilique à l’autel Ste Elisabeth. Viennent les adorateurs qui sont de permanences à ces heures-là.

Le port d’un masque est obligatoire dans la basilique. Chacun comprendra que l’on doit respecter ces recommandations. Pour le respect de toutes ces consignes, il est souhaitable que les présences dans la basilique ne dépassent pas la demi-heure. A noter que les messes ne sont pas encore autorisées. Nous réfléchirons comment nous pourrons les mettre en place car certaines restrictions nous serons imposées. Cette période est transitoire et nous affinerons au fil du temps le dispositif en lien avec les autorités civiles et épiscopales.

A 11h30, toutes les cloches du sanctuaire sonnent à la volée. Les chapelains, avec nos religieuses, célèbrent l’eucharistie en privé dans la basilique. Nous portons dans la prière les intentions de messe que vous nous avez demandées.

 

A 15h00, notre évêque célèbre, en direct, l’Eucharistie sur les ondes de RCF.


A 15h30, nous sommes invités à prier le chapelet en participant, éventuellement, au chapelet en direct de Lourdes sur les ondes de RCF.

 

A 18h00, je vais dans la basilique allumer les veilleuses qui ont été offertes, et je salue Ste Anne en votre nom.

 

Voir :  https://santacausa.com/collections/sainte-anne-dauray 

 

Désormais vous pourrez, bien sûr, venir les allumer directement dans les heures d’ouverture de la basilique.

 

A 20h00, les cloches de la basilique sonnent l’angélus. Nous rendons hommage à tous ceux qui sont au service, d’une manière ou d’une autre, des malades de la pandémie, et nous prions pour eux.

 

Des fleurs pour la basilique : le printemps éclate de partout. N’hésitez pas à nous apporter des fleurs de votre jardin ou en pots (à déposer aux portes de la sacristie). Nous nous ferons un plaisir de fleurir les autels de Ste Anne et de la Vierge dans la basilique en votre nom. Avec les veilleuses, elles accompagneront notre prière auprès de la Vierge Marie et de Ste Anne.

 

Enfin je voudrais vous inviter au pardon de St Yves le dimanche 17 mai. Présidé par Mgr Alexandre Joly, évêque auxiliaire de Rennes, le Grand Pardon de Saint Yves se déroulera sans rassemblement public dans le cadre des mesures prises contre la circulation du virus Covid-19. 

Pour que de nombreux pèlerins puissent cependant s’associer à la fête du Pardon, la messe du dimanche 17 mai à Tréguier (10h30) et les vêpres (15h30) seront diffusées en direct de la cathédrale de Tréguier sur le site internet de la paroisse (de Tréguier) et sur les antennes de RCF de tous les diocèses de Bretagne.

Si vous voulez plus amples renseignements, n’hésitez pas à aller sur le site du diocèse de St Brieuc et Tréguier.

Que St Yves, Yves Nicolazic, la Vierge Marie et Ste Anne, notre bonne grand-mère, nous accompagnent en ces heures difficiles et nous aident à vivre au mieux ces heures de déconfinement. Restons unis les uns aux autres. Pensons en particulier à ceux qui vivent difficilement cette crise sanitaire et pensons à tous ceux qui sont à leur service. Au nom des chapelains, je vous dis toute notre amitié. Gardons la joie de Pâques, en communion de prière, fraternellement,

 

                                       P. Gwenaël Maurey, recteur du sanctuaire


Lieu : Sainte Anne d'Auray
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SANTA CAUSA - Allumer un cierge à sainte Anne d'Auray

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Allumer une veilleuse à distance - Déposer une intention de prière

A tout moment de la journée, je me connecte sur le site web : www.santacausa.com
- Allumer un cierge - Ste Anne d'Auray - Je choisis veilleuse ou neuvaine
- Je rédige, si je le souhaite, une intention de prière


Lieu : Sainte Anne d'Auray

A tout moment de la journée, je me connecte sur le site
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Le Pèlerin de Sainte-Anne

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Nouvelle édition du Pèlerin

Abonnement 4 numéros : 18 € - Abonnement 8 numéros : 34 €
(Re)abonnement de soutien 4 numéros : à partir de 25 €
(Re)abonnement de soutien 8 numéros : à partir de 48 €

Le  « Pèlerin de sainte Anne », 

la revue des amis du sanctuaire de sainte Anne. 

 

Pour les abonnements, écrire  à :

 

Le Pèlerin de Sainte Anne

Sanctuaire de Sainte-Anne d’Auray 

9, rue de Vannes

56400  Sainte-Anne d’Auray

 

secretariat@sainteanne-sanctuaire.com

 

Règlement à l'ordre du "Pèlerin de sainte Anne"

 


Lieu : Sainte Anne d'Auray
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Une journée à Sainte-Anne d’Auray avec vos élèves

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Nous vous accueillons avec vos élèves, pour une journée au cœur du lieu de pèlerinage le plus fréquenté en Bretagne

Le mardi 1 janvier 2019

C’est ici qu’au XVIIe siècle sainte Anne, grand-mère de Jésus Christ, apparaît au paysan Yvon Nicolazic. À la chapelle primitive alors construite en son nom, se substitue au XIXe siècle l’actuelle basilique - visite du sanctuaire.

CONTACTS ET INFORMATIONS

 

Réservez votre journée

(et pour toute question)

Laurence LOURO
Secrétariat du Sanctuaire
02 97 57 58 50
secretariat@sainteanne-sanctuaire.com

www.sainteanne-sanctuaire.com
Une offrande est conseillée, pour l’occupation des salles et les services rendus, de 2,5€ par élève

 

 

Le programme de cette journée peut être modulé en fonction de vos besoins.

Par exemple, l’un(e) ou l’autre des horaires/des activités peut-être adapté(e) ou écarté(e).

 

Informez-vous sur les expositions

(parcours, visites guidées et supports pédagogiques)

Claire LOEZIC
Académie de Musique et d’Arts Sacrés
02 97 57 55 23

accueil@admas.fr

www.academie-musique-arts-sacres.fr
Une participation de 1,5€ par élève est souhaitée


Lieu : Sainte Anne d'Auray
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ADORATION EUCHARISTIQUE PERPETUELLE - SANCTUAIRE DE SAINTE ANNE D’AURAY

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à l'oratoire St Joachim (à côté de l'accueil)

Le mardi 1 janvier 2019

« Venez, adorons-Le » avec Sainte Anne, Mère de Marie, Grand-Mère de Jésus.
« A la Source de la Vie, Prions pour le respect de la Vie, de sa conception à sa fin naturelle , Prions pour les familles, pour les Prêtres et pour les vocations ».

Au Sanctuaire de Sainte Anne d’Auray, 

est honorée Sainte Anne,

Mère de Marie, Grand-Mère de Jésus.

                      

                      « Venez, adorons-Le »

                           

« A la Source de la Vie, 

Prions pour le respect de la Vie, 

de sa conception à sa fin naturelle ,

Prions pour les familles, pour les Prêtres et pour les vocations ». 

 

 

L’oratoire St Joachim est ouvert de 7h à 20h.

 

 SAUF :

  • Le dimanche de 9h00 à 12h00 (pendant les Messes à la Basilique).
  • Le dimanche de 16h00 à 18h00 (pendant l’adoration à la Basilique).
  • Le jeudi de 19h00 à 20h00 (pendant l’adoration pour les vocations à la Basilique).

 

Seuls les adorateurs de nuit  inscrits peuvent entrer à l'oratoire de 20h à 7h du matin.

 

→ L’Adoration communautaire a lieu à la Basilique, 

  • Le jeudi de 19h15 à 19h45 (après la Messe de 18h30) prières pour les familles et les vocations,
  • Le dimanche de 16h à 18h.

Lieu : Sainte Anne d'Auray
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