Shrine of Sainte-Anne d'Auray

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The Atonement

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Votre halte au coeur de l'été 2022

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Pour la troisième année, le sanctuaire de Sainte-Anne-d'Auray et l'Académie de Musique et d'Arts Sacrés développent un programme spirituel et culturel pour l'été (du 11 juillet au 28 août).


Au cœur de cet été, nous retrouverons le Grand Pardon les 25-26 juillet. En plus des rendez-vous liturgiques, vous pourrez retrouver des conférences (le jeudi à 16h15), des ateliers dessin jeunesse (le lundi à 16h15), des visites guidées du sanctuaire (tous les jours à 14h30), des visites flash (le mardi à 16h15), des concerts le vendredi à 16h15 ou des visites commentées de l'exposition Santa Anna, sainte Anne d'ici et là-bas (le mercredi à 16h15).


Téléchargez le guide complet "Votre halte au coeur de l'été"

Grand Pardon 2022 - Messe du 26 juillet

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Homélie de Mgr Jacques Habert, évêque de Bayeux et Lisieux

Pour écouter cette homélie : cliquez ici.

 

Nous continuons ce matin notre chemin spirituel. Hier nous étions invités à la confiance à la persévérance sans lesquelles la vie chrétienne n’est pas possible. Comment ici ne pas imaginer Sainte Anne, la mère de Marie, participer à cette attente de ce petit reste d’Israël espérant la venue le Messie, alors que tout semblait si compromis en Palestine.

 

Combien de chrétiens à travers le monde sont eux aussi dans l’attente, dans l’espérance. La fragilité de notre Eglise nous convoque à cette espérance. C’est d’ailleurs une caractéristique des chrétiens que nous soyons dans l’attente, dans l’espérance du jour de Dieu. C’est ce que nous disons chaque dimanche à la messe : j’attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir

 

Cette attitude intérieure, indispensable, doit néanmoins être accompagnée d’une autre conviction, à savoir que ce royaume de Dieu, à venir, il est déjà mystérieusement présent. Certes de façon incomplète, à l’état de germe dira le Concile Vatican II. Mais il n’est pas une espérance que nous ne pourrions jamais atteindre, sous peine de n’avoir de la vie chrétienne qu’une image trop virtuelle ou inaccessible.   

 

Le but de la vie chrétienne c’est la rencontre avec Dieu avec toutes les conséquences qu’elle induit. Et il nous faut redire avec force que cette rencontre avec Dieu est possible que fondamentalement elle est une joie, une bénédiction, une action de grâce, un émerveillement. Le message de Sainte Anne d’Auray nous le dit avec force. Ce sont des signes joyeux de cette présence que perçoit Yvon Nicolatiz et qui l’encouragent. Il le dit à plusieurs occasions alors qu’il s’interroge sur les phénomènes dont il est le témoin : je me sentais en paix dans la main du Seigneur explique-t-il. Et un peu plus loin : ses visites me donnaient une joie sans égale.

 

Ne perdons jamais cette joie initiale. Le pape François avec le premier texte important de son pontificat nous parle de la joie de l’évangile. En deux mots il a tout résumé.

 

Il arrive hélas trop souvent que nous, chrétiens, inquiets par l’état du monde, déstabilisés par la marche de l’Eglise et sa fragilité, nous sombrions dans une attitude intérieure où le ressentiment, le défaitisme, voir la critique permanente ou le soupçon font leur œuvre. Etre chrétien doit d’abord être source de paix, de joie, de sérénité paisible.


L’évangile de ce jour ne nous dit pas autre chose. C’est un des rares passages où nous entrons dans l’intimité intérieure de Jésus : À l’heure même, nous dit le texte, Jésus exulta de joie sous l’action de l’Esprit Saint, et il dit : Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits.

 

  • Comment ici ne pas penser à Yvon Nicolazic, où à Bernadette de Lourdes où aux enfants Barbedette à Pontmain.
  • Comment ne pas penser à tous ces petits, personnes malades, personnes âgées, personnes fragiles à qui les mystères du royaume sont annoncés.

C’est pour nous une invitation à une grande humilité. C’est dans la mesure où je serai réellement de ces petits que j’entrerai dans la connaissance de Dieu.

 

Et Jésus insiste, il redit à la fin de l’évangile combien cette connaissance révélée aux tout petits est source de joie : Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! Beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous-mêmes voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu.

Dirions-nous spontanément que nous sommes heureux d’être chrétien ? C’est une question déterminante. Vraiment je l’espère pour vous comme pour moi. Pouvons-nous redire avec Jésus : heureux les yeux qui voient ce que vous voyez, les oreilles qui entendent ce que vous entendez.

 

Et dès lors, nous portons cette question : qui donnera à voir, qui donnera à entendre à nos contemporains la bonne nouvelle de Jésus, qui donnera accès au royaume ?

 

Cette joie, ce bonheur ne sont pas l’insouciance ou la joie et le bonheur de ceux qui n’ont pas d’épreuves dans leur vie. Cette joie, ce bonheur sont à recevoir comme un don de Dieu sans oublier que nous sommes ici-bas en pèlerinage. Nous sommes en marche, et c’est le sens profond de la grande démarche synodale initiée par notre pape François.

 

Il veut que les catholiques, quel que soit leur état de vie, portés par la force de l’Eprit Saint, enseignés par la parole de Dieu déchiffrent ce que le Seigneur attend de nous. Mais nous ne pourrons le faire et le comprendre que si nous avons cette conviction profonde que nous sommes bien en pèlerinage. Ce synode portera des fruits missionnaire si c’est l’émerveillement de la foi que nous voulons porter à notre monde contemporain. 

La seconde lecture la lettre aux Hébreux nous en parle à sa façon :  Abraham obéit à l’appel de Dieu : il partit vers un pays qu’il devait recevoir en héritage, et il partit sans savoir où il allait … car il attendait la ville qui aurait de vraies fondations, la ville dont Dieu lui-même est le bâtisseur et l’architecte. C’est la préfiguration de l’Eglise.

 

Est-ce que nous attendons cette ville avec de vraies fondations ? Est-ce que nous l’aimons, est-ce que nous voulons qu’elle advienne ?  Est-ce que nous collaborons avec Dieu qui en est le bâtisseur de l’architecte. Est-ce que nous croyons qu’elle est déjà mystérieusement présente ?

 

Pour conclure je voudrai revenir à l’évangile et faire allusion à deux grands saints.

 

Ce que tu as caché aux sages et aux savants tu l’as révélé aux tout petits. Voilà ce que le pape an Paul II venu ici, en 1996, disait au sujet de Sainte Thérèse de Lisieux, alors qu’il la reconnaissait docteur de l’Eglise en 1997.

 

Parmi les petits auxquels les secrets du Royaume ont été manifestés d'une manière toute particulière, resplendit Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face … Elle a fait resplendir en notre temps la beauté de l'Évangile ; elle a eu la mission de faire connaître et aimer l'Église, Corps mystique du Christ.


Voilà les deux grâces que nous pouvons demander au Seigneur :

  • Faire resplendi la beauté de l’évangile
  • Faire aimer l’Eglise.

Voilà une mission exaltante, qu’elle trouve nous des ouvriers disponibles.

Grand Pardon 2022 - Messe du 25 juillet

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Homélie de Mgr Jacques Habert, évêque de Bayeux et Lisieux

Pour écouter cette homélie : cliquez ici.

 

Nous sommes engagés ce soir et demain dans une démarche de pèlerinage, une sorte de retraite qui va nous donner de nous ouvrir au message des apparitions de Sainte Anne à Yvon Nicolazic. Ces faits se sont déroulés au XVII° siècle dans les lieux mêmes où nous sommes.

 

Pour cela nous aurons ce soir et demain la célébration de la messe et tout à l’heure, à la nuit tombante, la veillée avec la procession aux flambeaux.

 

Je vous propose qu’en cette année 2022, nous suivions une dynamique spirituelle, une dynamique intérieure, pour que nous recevions ce temps comme un temps de grâce, un temps d’espérance, un temps de conversion également. Nous en avons tous grandement besoin.

 

Venant cette année en pèlerinage nous portons des intentions de prière. Nous prions pour notre monde, notre Eglise, nos familles, nos proches.

 

L’intention principale que porte le sanctuaire cette année est celle de la paix. Chaque mois, le 25, le sanctuaire prie en effet pour la paix. Il nous faut recevoir cette intention avec intérêt :

  • Notre monde a besoin de paix / Notre pays a besoin de paix
  • Notre Eglise / Nos familles
  • Nous même nous avons besoin de paix.

Ce soir, pour nous aider à prier la parole de Dieu, comme à chaque messe, nous est donnée. Elle nous enseigne. Elle nous adresse un double appel que je voudrai déployer à la fois ce soir et aussi demain.

  • Le premier appel c’est celui de la persévérance, de la patience, de la confiance
  • Le second, j’y reviendrai demain, c’est celui de l’action de grâce, de l’émerveillement.

Les deux sont liés. C’est parce que j’aurai tenu bon dans la confiance, que je pourrai m’émerveiller.

 

Ce soir nous sommes invités à la persévérance, la confiance, l’abandon. C’est la parole de Dieu qui nous y invite. Que nous dit-elle ?

 

Dans la première lecture et dans l’évangile il est question d’une Anne, mais ne nous laissons pas piéger, il ne s’agit pas de sainte Anne, « notre » sainte Anne la mère de Marie.


La première Anne dont il est question dans le livre de Samuel est la Mère de Samuel. Nous sommes X siècles ans avant la venue de Jésus. Anne a supplié le Seigneur pour avoir un enfant, elle a été exaucée. Alors, pour remercier le Seigneur elle désire lui offrir son fils Samuel. Elle passe par l’intermédiaire du prophète Elie qui avait prié pour cet événement.

 

Cette attitude nous surprend aujourd’hui, retenons la démarche intérieure. Le seigneur m’a accordé un enfant je le lui rends, le texte se termine ainsi : alors ils se prosternèrent devant le Seigneur. Ce texte de l’ancien testament nous dit la grandeur de Dieu et sa souveraineté

 

Il est question d’une autre Anne dans l’évangile. Ici nous sommes au tout début de l’évangile. Les parents de Jésus, eux aussi sont dans l’action de grâce, ont présenté Jésus au temple.

 

Or, aux alentours de ce temple de Jérusalem se tient cette femme déjà âgée, Anne. Elle est, elle aussi, dans l’action de grâce, elle parle de l’enfant, elle proclame les louanges de Dieu car la délivrance d’Israël est arrivée par cet enfant. 

 

Ces deux Anne nous aident ce soir à entrer dans le pèlerinage. Elles nous invitent à la confiance. Elles nous invitent à mettre notre espérance en Dieu.

  • Anne la Mère de Samuel a été exaucée, son fils est né, elle a beaucoup prié à cette intention.
  • Anne de l’évangile a été aussi exaucée, elle a vu en l’enfant le salut d’Israël. Son attente n’a pas été déçue.

Chers frères et sœur, chers amis, en venant ce soir au sanctuaire de Sainte Anne d’Auray vous portez des prières, vous portez des attentes. La parole de Dieu vous / nous invite, à la foi.

 

Elle nous indique que la prière et tout spécialement la prière d’intercession demande de notre part : persévérance, abandon, confiance.

 

C’est bien cette expérience que fera Yvon. Lorsque qu’on pense aux apparitions dont il a bénéficié. On peut souligner sa patience et sa confiance, lui qui était un homme de prière. Tout ne s’est pas déployé en un instant. La première apparition en effet a eu lieu en août 1623 et la dernière en mars 1625. Pas moins de 19 mois ont été nécessaires pour révéler le message. Par sa patience, sa persévérance il permettra que le désir de Dieu soit réalisé : Dieu veut que je sois honorée ici, dira sainte Anne.

 

Vous permettrez que, comme évêque de Bayeux et Lisieux, je fasse ici une référence à sainte Thérèse. On parle peu de la dernière année de sa vie, ou plutôt des 18 derniers mois.  A partir de Pâques 1896, jusqu’en septembre 1897 jour de son entrée dans la vie Thérèse va connaitre une longue nuit de la foi. Elle a ces paroles incroyables : Jésus m’a fait ressentir qu’il y a véritablement des âmes qui n’ont pas la foi. Quelles paroles prophétiques pour notre société où cette nuit de la foi semble recouvrir notre continent qui vit sans Dieu. Nous en mesurons les conséquences si tragiques dans bien des aspects de la vie de notre pays. Nous risquons par là-même de perdre courage, de sombrer dans le désespoir.

 

Dans cette épreuve qui la frappe de plein fouet, Thérèse expérimente dans sa chair ce que signifie la patience, la persévérance, et l’abandon. Le plus beau est qu’elle veut vivre en communion avec les athées. Ce qui marque le plus c’est l’espérance qui continue de l’animer Thérèse alors qu’elle se sent engloutie dans de si épaisses ténèbres veut demeurer avec ses frères, elle veut prier pour eux et avec eux en demandant pardon au Seigneur. Elle nous donne ici un signe prophétique de patience et de persévérance.

 

Aucune vie chrétienne ne peut se construire sans cet enracinement dans la durée et la patience. C’est la grâce que nous demandons en ce début de pèlerinage.  

Qu’est ce qu’un Pardon ?

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Un « pardon » est une forme typiquement bretonne de pèlerinage et une des manifestations les plus traditionnelles de la foi populaire en Bretagne. 


Qu’est ce qu’un Pardon ?

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25-26 juillet 2022

Le Grand Pardon de Sainte-Anne-d'Auray est de retour en 2022 dans ses proportions habituelles, pour une édition fastueuse rythmée par les processions en habits traditionnels et la musique sacrée ou profane.

 

Cette année, le Grand Pardon sera présidé par Mgr Jacques Habert, évêque de Bayeux et Lisieux.

 

La paix est le thème de ces deux belles journées : elles prolongeront les veillées aux flambeaux organisées chaque 25 du mois depuis le 25 mars. Lors de celle du 25 juillet, les évêques présidant l'événement et les enfants de la commune déposeront des roses blanches sur le cénotaphe du Mémorial - haut lieu de mémoire breton et national, devenu mémorial des morts de toutes les guerres, à travers les frontières. Chacune de ces veillées est l'occasion d'accueillir les pèlerins des environs proches ou lointains, venus se recueillir sous le regard bienveillant de la Dame des lieux.

 

Comme chaque année, le Grand Pardon vibrera bien sûr grâce à la musique. Les professeurs, élèves et amis de l'Académie de Musique et d'Arts Sacrés en seront les acteurs principaux : chants polyphoniques, instruments bretons, sacrés, une multitude d’occasions de se laisser saisir par la beauté ! Cette fête sera notamment portée par Anne Auffret, chanteuse traditionnelle de talent, et par les 50 choristes de la session nationale du stage Ancoli (Association Nationale des Chanteurs et Chorales Liturgiques).

 

À noter cette année, l'organisation d'un fest-deiz, qui clôturera le Grand Pardon : l'occasion d'exprimer sa joie avec les Kanerion Pleuigner et Samuel Le Hénanff.

 

De plus, le Sanctuaire lance à l'occasion du grand jubilé une faïence - réalisée par l’atelier des Chamottes à Plougoumelen - représentant sainte Anne, en vente au Magasin de la Basilique ; des exemplaires uniques, numérotés, aux formes et motifs variés.

 

Horaires

 

Lundi 25 juillet

18h | premières vêpres

19h | début des confessions

20h | messe de vigile

21h30 | veillée au Mémorial avec procession aux flambeaux

23h-8h | adoration (basilique)

 

Mardi 26 juillet

8h | laudes

9h | messe en breton

10h30 | messe pontificale

14h45 | moment musical

15h30 | chapelet

16h | vêpres pontificales

17h30 | fest-deiz

19h | messe

Un grand pardon pour la paix

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Grand Pardon 2022

Les évènements d’Ukraine ne nous font pas oublier d’autres lieux de tensions comme en Afrique Sud Sahélienne ou au Moyen-Orient…
 
Dans notre marche vers le Grand Pardon, notre évêque nous invite à vivre tous les 25 du mois une grande veillée de prière pour la Paix au sanctuaire, avec une messe à 20h suivie d’une procession aux flambeaux qui nous conduira à la crypte du Mémorial.
 
"Dans ce lieu où déjà nous faisons depuis longtemps mémoire des victimes de toutes les guerres, nous prierons sainte Anne, mère de Marie immaculée, avec Yves Nicolazic qui fut en son temps un homme de paix" (Mgr Centène)
 
Prochaine veillée pour la Paix : samedi 25 juillet (Grand Pardon de sainte Anne), messe à 20h et procession aux flambeaux.

Vidéo annonce messe 25 mai

Grand Pardon

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Circulation dans les rues de Sainte-Anne-d'Auray

À l'occasion du Grand Pardon, la commune a réalisé un plan de circulation avec les autorités habilitées.


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